Concert amazigh à New York d’Idir et Najat Aatabou
Deux artistes de la musique pop nord africaine, le kabyle Idir ainsi que la tachalhit Najat Aatabou, vont se partager la scène du Festival Lincoln Center de New York au concert « Une nuit au Maghreb », donné le 18 juillet prochain à 20h au Avery Fisher Hall.
Ce concert fera découvrir pour la première fois ces artistes mondialement connus au public américain.
Les deux chanteurs ont influencé leur style musical et leur mode d’expression. Depuis les années 1970, Idir, résidant à Paris mais né en Kabylie, se trouve au devant de la scène musicale sociale et culturelle franco-algérienne. Najat Aatabou est une artiste à la voix puissante, et l’une des quelques chanteuses chaabi à jouer encore aujourd’hui. Sa musique est un mélange d’influences berbères et arabes qui porte un message féministe fort, attirant un large public autant dans son pays natal qu’à l’étranger.
Najat Aatabou est née en 1960 dans un village des montagnes de l’Atlas au Maroc, nommé Khmisset, et vit à Casablanca.
Elle fait partie des peu nombreuses chanteuses de chaabi, et compte un grand nombre de fans dans le monde entier parmi la diaspora nord africaine, pour qui elle est « la reine du chaabi ». Elle est connue pour sa voix puissante et pour son mouvement particulier fondé sur le « jedba », un rituel de transe, qu’elle pratique sur scène. Najat, bercée au son du raï, s’inspire des styles musicaux arabe et berbère et aborde des sujets portant aussi bien sur l’amour ou l’adultère que sur la politique et le féminisme. Alors qu’elle étudiait le droit à l’université, elle chantait pour des petits comités souvent privés. Durant l’un d’eux, quelqu’un l’a enregistrée discrètement et la chanson est devenue immédiatement un tube radiophonique. Bien que ses parents n’approuvèrent pas, elle décida tout de même de poursuivre sa carrière musicale. Son premier tube fut « J’en ai marre ». Il exprime la frustration des limitations et des restrictions imposées à la femme dans sa culture. Najat compose ses chansons dans sa langue maternelle, en tamazight puis les traduit en arabe ou français. A ce jour, elle a réalisé plus de 25 albums, avec un accompagnement composé à la fois d’un orchestre moderne et d’un bendir ( instrument de percussion maghrébin) et d’un lotar (instrument à cordes dont la caisse est une casserole enveloppée de peau). Un nouvel album est prévu en Europe pour 2009. En 2005, les Chemical Brothers ont utilisé la mélodie d’une de ses chansons les plus connues « Tu mens, ça se voit », dans leur titre « Galvanize », qui s’est vendu à plus d’un million d’exemplaires.
New lincoln center












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